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Douglas Stephan (Sciences naturelles)

Prix Killam 2021

Université de Toronto

Chef de file mondial en chimie organométallique et inorganique, Douglas Stephan oriente ses recherches sur la création de nouvelles molécules qui peuvent être utilisées comme catalyseurs pour déclencher des transformations chimiques menant à des composés et à des matériaux utiles. L’une de ses principales découvertes, les « paires de Lewis frustrées », a eu lieu en 2006. Ces substances chimiques ont des structures moléculaires qui leur permettent de catalyser des réactions chimiques d’une manière inconnue auparavant. Cette découverte a renversé des dogmes centenaires dans la communauté scientifique sur le processus chimique de l’hydrogénation, une étape essentielle dans la production de nombreux composés organiques.

Actuellement professeur d’université en chimie et titulaire de la chaire de recherche du Canada en matériaux et catalyse inorganiques à l’Université de Toronto, Douglas Stephan a contribué à plus de 500 publications scientifiques, et cumule près de 90 demandes de brevets. Les conclusions de ses recherches ont été citées dans des articles plus de 30 000 fois, ce qui témoigne des retombées extraordinaires de son travail.

Membre de la Société royale du Canada et de la Royal Society (à Londres), Douglas Stephan a reçu un grand nombre de prix et de distinctions, y compris, en 2019, le prix John Charles Polanyi pour ses recherches ayant permis une avancée formidable dans le domaine des sciences naturelles et du génie, et une bourse Guggenheim reçue en 2020. Il a aussi été boursier du programme Killam de 2009 à 2011.

Les découvertes de Douglas Stephan ont permis d’innombrables applications commerciales et sont utilisées dans la fabrication d’une vaste gamme de matériaux de base pour des produits de consommation et industriels. Elles ont aussi radicalement transformé la façon dont les chimistes comprennent le fonctionnement des réactions catalytiques et chimiques, ce qui ouvre la voie au développement de traitements en santé, de carburants de remplacement, de processus chimique plus écologiques dans le domaine manufacturier, et à la capture des gaz à effet de serre.

Photo: Université de Toronto

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