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Lauren Bortolotti

Rétablissement des zones humides des Prairies

Université de l’Alberta

Plus de la moitié des terres humides des Prairies ont disparu, asséchées pour la plupart pour y pratiquer l’agriculture. Or, ces terres sont fort utiles : elles purifient l’air, emmagasinent le carbone, stabilisent les sols et favorisent la biodiversité, une fonction particulièrement importante pour les populations d’oiseaux aquatiques d’Amérique du Nord. On espère pouvoir rétablir ces fonctions en restaurant les terres humides asséchées. Mes recherches visent à connaître la nature et la courbe de rétablissement des zones humides restaurées, et à déterminer si les fonctions des milieux restaurés sont les mêmes que celles des milieux humides naturels.

On a pointé dernièrement la disparition des terres humides comme étant la cause principale de catastrophes humaines et environnementales, notamment les inondations dans le sud de la Saskatchewan et du Manitoba et l’eutrophisation et la prolifération d’algues toxiques dans le lac Winnipeg. J’espère que ces catastrophes ont su éveiller les consciences et susciter un certain intérêt pour l’écologie et la préservation des milieux humides des Prairies, et que mes recherches amélioreront nos connaissances scientifiques sur ces écosystèmes importants.

Que signifie pour vous être lauréate d’une bourse Killam?
Je suis extrêmement reconnaissante aux Fiducies Killam pour son soutien. La bourse qui m’a été remise me permettra de me consacrer entièrement à mes recherches et de les mener aux mieux de mes capacités.

Ma tante, Linda Hutcheon, est professeur émérite à l’Université de Toronto et a remporté le prix Killam du Conseil des arts en sciences humaines en 2005. Ses nombreuses réalisations ayant toujours constitué à mes yeux une source de grande fierté, c’est un véritable honneur pour moi d’être récompensée à mon tour par les Fiducies Killam.

Pourquoi l’Université de l’Alberta?
Le choix de l’Université de l’Alberta s’est imposé tout naturellement. Celle-ci dispose d’un solide département des Sciences biologiques et offre un excellent soutien à ses étudiants des cycles supérieurs. Elle m’a aussi fourni les ressources dont j’avais besoin pour faire les recherches qui m’intéressent tant. De plus, Edmonton se trouve tout près des écosystèmes uniques que j’étudie et je peux facilement échanger avec des organismes hors des milieux scolaires qui partagent le même intérêt pour la préservation des milieux naturels dans cette région du Canada.

La vie hors du travail
Je pense que bon nombre de biologistes de terrain et de spécialistes de l’environnement ont choisi leur carrière par amour du plein air et par souci de l’environnement, et je ne fais pas exception. J’aime être dans la nature, en particulier y faire des randonnées pédestres, du canot ou de la photographie. J’essaie de transmettre cet amour de la nature et des sciences en participant bénévolement à des activités de vulgarisation scientifique auprès des enfants et de jeunes adultes.

J’apprécie également les voyages, surtout si je peux y parfaire mon espagnol, danser le flamenco, cuisiner et déguster de bons plats, observer la faune (en particulier la découverte de nouvelles espèces d’oiseaux) et explorer de nouveaux paysages.

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