Les lauréats Killam de 2025 : des chercheurs de premier plan à l’origine de découvertes dans les domaines les plus importants pour les Canadiens
Ottawa, le 19 mars 2025. – Les Fiducies Killam sont heureux d’annoncer les lauréats des prix Killam et des bourses Dorothy Killam de 2025, et de reconnaître leur excellence en recherche.
« Les lauréats de 2025 du programme national Killam contribuent à l’envergure des réalisations scientifiques des établissements canadiens, souligne Bernard F. Miller, c.r., fiduciaire principal des Fiducies Killam. Aujourd’hui plus que jamais, leurs recherches sont nécessaires pour aider à bâtir l’avenir du Canada, à stimuler l’innovation et à encourager la collaboration multidisciplinaire, des piliers fondamentaux des valeurs de Killam. »
« C’est un honneur incroyable et un privilège d’examiner les candidatures exceptionnelles soumises à ces prix et programmes de bourses prestigieux, dit Maydianne Andrade, présidente du Comité de sélection du programme national Killam. Les chercheurs Killam, qui viennent de diverses régions du pays et ont des origines linguistiques et socioculturelles variées, représentent bien nos bourses d’excellence. »

Les prix Killam sont remis à des chercheurs canadiens actifs qui se sont distingués en faisant continuellement preuve d’excellence en recherche et en ayant une incidence marquante dans leur domaine, qu’il s’agisse du génie, des sciences de la santé, des sciences humaines, des sciences naturelles ou des sciences sociales. Un prix de 100 000 dollars est décerné à chaque lauréat.
Le programme national Killam est financé par des fonds privés grâce à la généreuse contribution de Dorothy J. Killam, qui visait à bâtir l’avenir du Canada en encourageant les hautes études. Depuis leur création, les Fiducies Killam ont fourni plus d’un milliard de dollars pour l’enseignement supérieur au Canada et compte plus de 8 000 lauréats de partout dans le monde.
Dévoilement des lauréats des prix Killam 2025 :
Génie – Peter Zandstra, Université de la Colombie-Britannique
Peter Zandstra est un professeur et le directeur de l’École de génie biomédical de l’Université de la Colombie-Britannique. Il est mondialement reconnu comme chef de file dans le domaine de l’ingénierie des bioprocédés de thérapie cellulaire, et ses contributions novatrices façonnent l’avenir de la médecine régénérative et de l’immunothérapie. Ses recherches font progresser la médecine régénérative en tant qu’élément fondamental des soins de santé modernes, aux côtés de la prévention, du diagnostic et du traitement des maladies. Ses travaux ont débouché sur des stratégies de traitement innovantes, notamment l’exploitation des cellules hématopoïétiques dans le traitement du cancer et de maladies auto-immunes. Intégrant les principes de conception technique, la modélisation informatique et la biologie des cellules souches, ils explorent les mécanismes qui régissent les décisions relatives au devenir des cellules. Outre ses réalisations scientifiques, Peter Zandstra a joué un rôle clé dans la création d’initiatives de recherches biomédicales durables, inclusives et internationalement respectées au Canada. Ses travaux transforment l’accessibilité des thérapies cellulaires d’importance vitale, ce qui permet à un plus grand nombre de patients d’en profiter.
Sciences de la santé – Marco Marra, Université de la Colombie-Britannique
Marco Marra est un professeur Killam de génétique médicale à l’Université de la Colombie-Britannique et aux Laboratoires Michael Smith. Il est également le leader Terry Fox en génomique du cancer. En tant que cofondateur et directeur depuis plus de deux décennies du Michael Smith Genome Sciences Centre du Canada, Marco Marra est connu pour ses travaux en génomique et en médecine oncologique de précision. Il a tenu les rênes de l’expansion du domaine de la génomique au Canada. Marco Marra a dirigé ou codirigé de nombreux projets sur le cancer, qui ont révélé de nouvelles mutations, de nouveaux biomarqueurs et de nouvelles cibles thérapeutiques en lien avec les cancers de l’ovaire, les lymphomes B, les cancers du cerveau, les cancers du sein, les médulloblastomes, les leucémies, les tumeurs rhabdoïdes et les cancers du col de l’utérus. Il codirige actuellement le programme Personalized OncoGenomics, le premier à faire une démonstration de l’utilisation du séquençage du génome entier et du transcriptome pour personnaliser la médecine oncologique. Il participe également au Réseau des centres d’oncologie du Marathon de l’espoir de l’Institut de recherche Terry Fox, qui vise à rendre la médecine génomique oncologique de précision accessible aux patients atteints de cancer partout au Canada.
Sciences humaines – Christina Sharpe, Université York
Christina Sharpe est autrice et est professeure et titulaire de la Chaire de recherche du Canada (niveau 1) en études noires dans le domaine des sciences humaines à l’Université York. Elle est l’une des voix qui ont le plus d’influence sur les études noires actuellement. Elle s’intéresse aux arts visuels et du spectacle, aux films, à la théorie, à la littérature et aux idées, débats et conversations en constante évolution qui entourent les études noires. Ses travaux sur les littératures de la diaspora noire et les cultures visuelles noires ont apporté une contribution essentielle à la vie culturelle et intellectuelle au Canada, aux États-Unis et dans le monde entier. Ils sont à la fine pointe de la recherche et des écrits sur les peuples noirs vivant en diaspora. Par ses réflexions et ses écrits élaborés au Canada, Christina Sharpe a dynamisé la recherche dans le domaine des études noires au Canada et à l’échelle mondiale. À une époque où les sciences humaines s’étiolent et où un courant antinoir se développe partout dans le monde, ses travaux créent un espace puissant où réfléchir aux études noires et mener de telles études au Canada, ce qui fait de la chercheuse une chef de file mondiale de la recherche novatrice en sciences humaines.
Sciences naturelles – René Doyon, Université de Montréal
René Doyon est professeur du Département de physique de l’Université de Montréal, titulaire de la Chaire de recherche du Canada (niveau 1) en astrophysique expérimentale et en sciences des exoplanètes, ainsi que directeur de l’Institut Trottier de recherche sur les exoplanètes et de l’Observatoire du Mont-Mégantic. Pionnier de l’infrarouge, René Doyon a élaboré des instruments d’avant-garde pour la détection et la caractérisation des planètes situées à l’extérieur du système solaire. Il est le chercheur principal et le coordonnateur de l’ensemble de la contribution canadienne au télescope spatial James Webb lancé par la NASA en 2021. Il consacre tout son savoir et ses compétences à la création d’instruments ultraspécialisés pour l’étude des exoplanètes, des étoiles et des naines brunes, ce qui mène à des découvertes transformatrices. Le concept novateur qu’il a proposé consiste à atténuer l’éblouissement causé par la lumière stellaire pour détecter des planètes auparavant invisibles. Ces découvertes font progresser l’objectif ultime de la recherche sur les exoplanètes, à savoir la découverte de signes de vie au-delà du système solaire.
Sciences sociales – David Dyzenhaus, Université de Toronto David Dyzenhaus est professeur de droit et de philosophie à l’Université de Toronto, membre de la Société royale du Canada et membre correspondant de la British Academy. Il est le plus grand spécialiste mondial du rôle de l’État de droit dans les sociétés en situation de tension. En développant l’idée selon laquelle l’État de droit est un concept intrinsèquement moral, il a contribué à la compréhension de l’État de droit dans le milieu universitaire et au-delà. David Dyzenhaus a montré que l’intérêt de la théorie juridique n’est pas uniquement intellectuel : cette théorie a des implications pratiques, car elle permet aux avocats, aux juges et à d’autres acteurs du milieu du droit de démêler des dilemmes moraux difficiles. Ses travaux ont incité les tribunaux et les décideurs à repenser l’État de droit, et ses écrits sont un point de référence puissant et respecté dans les débats internationaux à son sujet.
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Bourses Dorothy Killam
Les bourses Dorothy Killam (anciennement appelées bourses de recherche Killam) offrent un soutien aux chercheurs ayant des capacités exceptionnelles en leur accordant du temps pour poursuivre des projets de recherche d’une grande importance et d’un intérêt généralisé dans les disciplines des sciences humaines, des sciences sociales, des sciences naturelles, des sciences de la santé ou du génie, ou dans le cadre d’études qui réunissent plusieurs de ces disciplines. Un boursier ou une boursière Dorothy Killam est un chercheur ou une chercheuse de premier plan dont la recherche exceptionnelle, révolutionnaire et de premier ordre est susceptible d’avoir un effet significatif à l’échelle nationale ou mondiale. Les bourses Dorothy Killam s’élèvent à 80 000 dollars par année pendant deux ans et sont versées à l’établissement de la personne boursière pour alléger les tâches administratives et d’enseignement de cette dernière.
Dévoilement des lauréats des bourses Dorothy Killam 2025 :
Heather Aldersey, Université Queen’s; projet : Pleine inclusion des personnes handicapées : faciliter l’accès aux soutiens pour personnes handicapées, à l’appui de l’établissement des politiques sociales.
Jeffrey Ansloos, Université de Toronto; projet : Exploration de l’interaction entre les changements environnementaux et la santé mentale dans les communautés autochtones au Canada.
Jennifer Bruin, Université Carleton; projet : Examen des effets de l’exposition chronique aux polluants environnementaux sur les taux croissants de diabète dans le monde.
Simon Caron-Huot, Université McGill; projet : Mieux comprendre la physique des particules.
Laura Horak, Université Carleton; projet : Établissement d’une culture médiatique inclusive des personnes trans au Canada.
David Leitch, Université de Victoria; projet : Exploration d’une nouvelle approche des catalyseurs qui sont des métaux du groupe du platine pour développer la médecine sans épuiser les ressources non renouvelables.
Mark Schmidt, Université de la Colombie-Britannique; projet : Prise en compte des hyperparamètres dans l’apprentissage machine.
Leyla Soleymani, Université McMaster; projet : Appareils médicaux portatifs de nouvelle génération pour la détection précoce et la prévention des maladies.
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