Les lauréats de 2026 du Prix Killam, de la bourse Dorothy Killam et de la bourse Paul Corkum de Killam et du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) contribuent à l’avancement des connaissances pour édifier un Canada plus fort
Ottawa, 11 mars 2026 – Le programme national Killam est heureux d’annoncer les lauréats Killam de 2026, dont les contributions à la recherche ont une incidence directe sur notre vie. Les lauréats du Prix Killam, de la bourse Dorothy Killam et de la bourse Paul Corkum de Killam et du CNRC sont des pionniers, des chefs de file en recherche et des collaborateurs inclusifs qui représentent une source d’inspiration pour la prochaine génération de chercheurs au Canada.
« Comme l’a dit Bernard F. Miller, conseiller du Roi et fiduciaire principal des Fiducies Killam, « les lauréats Killam de 2026 incarnent l’excellence en recherche qui aidera à bâtir le Canada de demain. Leurs recherches stimulent l’innovation, font progresser l’apprentissage et les connaissances, et favorisent une meilleure compréhension et la collaboration, ce qui contribuera à améliorer le bien-être futur du Canada et de la population canadienne. »
« C’est un honneur d’évaluer les candidatures de chercheurs aussi accomplis et estimés dans toutes les disciplines de recherche, a déclaré Maydianne Andrade, présidente du Comité de sélection du programme national Killam. Les lauréats de 2026 sont le reflet de l’excellence, de la diversité et de l’humanité au sein de la communauté de chercheurs du Canada. »
« Au nom du Conseil national de recherches du Canada, j’ai le plaisir de féliciter les lauréats de 2026 pour leur importante contribution à l’avancement de la recherche au Canada, a mentionné Mitch Davies, président du CNRC. La bourse Paul Corkum de Killam et du CNRC offre une occasion unique de faire progresser la recherche et l’innovation, en renforçant la collaboration entre le gouvernement et le milieu universitaire au profit de l’excellence en recherche au Canada. »

Les Prix Killam sont remis à des chercheurs canadiens actifs qui se sont distingués en faisant continuellement preuve d’excellence en recherche et en ayant une incidence marquante dans leur domaine, qu’il s’agisse du génie, des sciences de la santé, des sciences humaines, des sciences naturelles ou des sciences sociales. Une récompense de 100 000 $ est offerte à chaque lauréat du Prix Killam.
Le programme national Killam est financé par des fonds privés grâce à la généreuse contribution de Dorothy J. Killam, qui souhaitait bâtir l’avenir du Canada en encourageant les études supérieures. Depuis leur création, les Fiducies Killam ont fourni plus d’un milliard de dollars pour l’enseignement supérieur au Canada, et plus de 8 000 lauréats de partout dans le monde ont reçu le Prix Killam.
Dévoilement des lauréats du Prix Killam de 2026
Génie – Nigel Shrive, Université de Calgary
Nigel Shrive est professeur à l’école de génie Schulich de l’Université de Calgary. Expert de renommée mondiale en génie biomédical et civil, il met à profit ses vastes connaissances de la mécanique structurale pour faire progresser la recherche collaborative transdisciplinaire dans des domaines, tels que la mobilité humaine, la mécanique cardiovasculaire, la médecine régénérative et les nouvelles technologies médicales, dans le but d’améliorer les traitements. Il est rapidement devenu une référence en matière d’innovation en obtenant un brevet (conjointement avec ses superviseurs au doctorat en philosophie) pour un genou artificiel qui est encore implanté de nos jours dans le monde entier. Ses travaux en génie civil ont essentiellement porté sur la maçonnerie, domaine auquel il a contribué à de nombreux égards en améliorant notre compréhension des matériaux complexes qui y sont associés. Il continue de s’efforcer d’expliquer le comportement des ouvrages de maçonnerie et de proposer des méthodes de conception sûres. Grâce à ses travaux, à ses enseignements et à son mentorat, il contribue depuis plus de 45 ans à former des générations d’ingénieurs en leur transmettant les connaissances fondamentales sur les principes d’ingénierie et en éveillant chez eux une passion pour la recherche. Les travaux de Nigel Shrive ont eu un impact déterminant dans le domaine du génie et ont permis d’acquérir de nouvelles connaissances qui se traduisent par des changements concrets au sein de la société canadienne.
Sciences de la santé – Lucie Germain, Université Laval
Lucie Germain est professeure à la Faculté de médecine, directrice du Centre de recherche en organogénèse expérimentale (LOEX) et titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 sur les cellules souches et le génie tissulaire à l’Université Laval. Pre Germain est reconnue comme une leader mondiale dans le domaine du génie tissulaire et de la médecine régénératrice et pour avoir transposé ses découvertes en clinique. Sa recherche fondamentale se concentre sur le développement de thérapies pour guérir les blessures graves. L’invention par le LOEX d’une nouvelle méthode de génie tissulaire, l’approche par auto-assemblage, a conduit à la mise au point d’un substitut cutané, la peau reconstruite bilamellaire (PRB), qui est très similaire à la peau naturelle et qui permet la préservation des cellules souches après la greffe. Les résultats fournissent des modèles humains pour l’étude des effets de la lumière visible et du rayonnement UV sur la peau et ont dépassé les attentes après une greffe autologue de PRB sur des patients gravement brûlés. L’engagement de Pre Germain pour la science et le bien-être de la population est évident dans la voie qu’elle a tracée dans le domaine du génie tissulaire et de la médecine régénératrice.
Sciences humaines – Katherine McKittrick, Université Queen’s
Katherine McKittrick est professeure en études sur le genre à l’Université Queen’s et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études des Noirs. Reconnue à l’échelle internationale pour ses contributions aux études des Noirs, aux études sur la libération et aux géographies culturelles, elle étudie les contours créatifs de l’existence noire et de la création d’espaces diasporiques. Ses recherches visent principalement à examiner l’influence que les déplacements et les pertes historiques fondés sur la race ont eu sur la mise en place des conditions propices à la perturbation et à la transformation des normes spatiales et intellectuelles par les créateurs et théoriciens noirs. Sa monographie intitulée Demonic Grounds : Black Women and the Cartographies of Struggle a été l’un des premiers textes à établir des liens entre les études des Noirs, la géographie humaine et les arts.Cet ouvrage a jeté les fondations de la discipline dynamique que représentent les géographies des Noirs et a été suivi par plusieurs études sur les géographies des Noirs et des femmes noires, qui sont aujourd’hui colligées dans Heartbreak and Other Geographies. Chercheuse interdisciplinaire, Katherine McKittrick associe les formes théoriques conventionnelles aux discours créatifs afin de remettre en question les normes méthodologiques, tout en attirant l’attention sur les niveaux complexes que comprennent les textes imaginatifs, les connaissances et les formes d’expression narrative et sonore des Noirs.
Sciences naturelles – Marie-Josée Fortin, Université de Toronto
Marie-Josée Fortin est professeure au département d’écologie et de biologie évolutive de l’Université de Toronto et titulaire de la Chaire de recherche du Canada de niveau 1 en écologie spatiale. Elle est une spécialiste de renommée mondiale en matière d’écologie spatiale, d’écologie du paysage et de biologie de la conservation. Ses contributions opportunes ont révolutionné la prédiction de la dispersion et de la persistance des espèces dans les paysages dynamiques et fragmentés, et ont permis d’acquérir les connaissances nécessaires à la conservation de la biodiversité, un problème mondial qui requiert une attention urgente. Ses travaux ont transformé la compréhension que les écologistes et les environnementalistes ont de l’écologie spatiale des populations, des communautés et des espèces dans les écosystèmes terrestres, marins et d’eau douce. En outre, ils sont à la base des initiatives mises en œuvre par les chercheurs, les organismes gouvernementaux et les autorités chargées de la conservation en vue de faire face aux menaces qui pèsent sur la biodiversité en raison des changements climatiques et de la perte d’habitats. Les contributions de Marie-Josée Fortin ont eu pour effet de modifier les paradigmes du savoir fondamental et de la pratique appliquée, et de faire de l’écologie spatiale une discipline importante et influente, dont les applications sont essentielles à la compréhension des écosystèmes de notre planète et à leur conservation.
Sciences sociales – Margaret Moore, Université Queen’s
Margaret Moore est professeure au département d’études politiques et est nommée conjointement au département de philosophie de l’Université Queen’s. Elle a été une pionnière dans le domaine des droits territoriaux, plus particulièrement dans l’étude du droit, des sciences politiques et des litiges territoriaux, et elle est reconnue comme l’une des plus grandes autorités en la matière à l’échelle mondiale. Ses travaux sur les questions territoriales ont été salués comme étant une réalisation majeure et ont influencé les travaux en sciences politiques et en philosophie politique, mais aussi en géographie critique, en études sur le nationalisme et en études juridiques internationales. Ils ont également influencé notre perception à l’égard des ressources, les travaux sur le colonialisme, les droits autochtones, l’Arctique et l’Antarctique, et ceux qui ont été menés dans diverses zones de conflit. Avant la publication du livre de Margaret Moore, la théorie politique portait en quasi-totalité sur les droits des citoyens et leurs obligations envers l’État, et vice versa, et très peu sur la compétence des États à l’égard du territoire. Margaret Moore est une chercheuse prolifique dont les recherches sur le nationalisme, la sécession et les questions territoriales ont influencé les débats sur la théorie politique, la politique comparée, la politique canadienne, les droits de la personne et le droit international sur le règlement des différends.

Bourse Dorothy Killam
La bourse Dorothy Killam La bourse Dorothy Killam offre un soutien aux chercheurs ayant des capacités exceptionnelles en leur accordant du temps pour poursuivre des projets de recherche d’une grande importance et d’un intérêt généralisé dans les disciplines des sciences humaines, des sciences sociales, des sciences naturelles, des sciences de la santé, du génie ou dans le cadre d’études qui réunissent plusieurs de ces disciplines. Les boursiers Dorothy Killam sont des chercheurs de premier plan dont les recherches révolutionnaires et de premier ordre sont susceptibles d’avoir un effet significatif à l’échelle nationale ou mondiale. Les bourses Dorothy Killam s’élèvent à 80 000 dollars par année pendant deux ans et sont versées à l’établissement de la personne boursière pour alléger les tâches administratives et d’enseignement de cette dernière.
Dévoilement des lauréats de la bourse Dorothy Killam de 2026:
- Wendell Nii Laryea Adjetey, Université McGill. Projet : Étudier l’autodétermination des Noirs, les systèmes carcéraux et la répression dans les Amériques des années 1870 aux années 1990.
- Chunjiang An, Université Concordia. Projet :Renforcer la résilience côtière au Canada.
- Jill Baumgartner, Université McGill. Projet : Renforcer la durabilité des communautés et leur résilience aux changements climatiques.
- Lily Cho, Université York. Projet : Façonner la mémoire et l’identité nationales à la lumière des archives d’artistes canadiens chinois contemporains.
- Victor Kuperman, Université McMaster. Projet : Tirer parti de l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer et personnaliser l’apprentissage de la lecture.
- Carla Prado, Université de l’Alberta. Projet : Définir les besoins en protéines pour préserver la santé musculaire pendant le traitement du cancer du sein.
- Joanna Redden, Université Western. Projet : Le rôle de la participation civique dans la prise de décisions au sujet des applications de l’intelligence artificielle (IA).
- Wei Shi, Université Laval. Projet : Repenser les méthodes de transfert des données au sein des systèmes informatiques à l’appui d’un avenir numérique plus écoénergétique et plus résilient.

Bourse Paul Corkum de Killam et du CNRC
La bourse Paul Corkum de Killam et du CNRC La bourse Paul Corkum de Killam et du CNRC appuie l’excellence et l’innovation en recherche en créant des occasions pour des chercheurs canadiens et étrangers de s’associer à des chercheurs du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), de tirer parti des installations et des ressources du CNRC, et d’échanger des connaissances grâce à de nouvelles collaborations. Le programme favorise la découverte et l’innovation par l’exploration, le travail et la croissance en commun. La bourse Paul Corkum de Killam et du CNRC permet de libérer de leur emploi les chercheurs nationaux et internationaux qui ont démontré des capacités de recherche exceptionnelles et qui proposent une étude en collaboration avec un chercheur du CNRC. Ces bourses, d’une valeur de 100 000 dollars canadiens par année chacune, sont versées sous forme de subvention à l’établissement de la personne boursière pour couvrir l’octroi de temps libre à cette dernière. Une subvention supplémentaire pouvant atteindre 50 000 dollars canadiens est offerte pour couvrir les frais de déplacement et de diffusion des connaissances encourus par la personne boursière.
Dévoilement des lauréats de la bourse Paul Corkum de Killam et du CNRC de 2026:
- Shabir Barzanjeh et Sergei Studenikin, Université de Calgary et Conseil national de recherches du Canada. Projet : Relier les qubits de spin et les amplificateurs supraconducteurs pour surmonter les principaux obstacles dans les dispositifs quantiques évolutifs
- Kimberley Hall et Angela Gamouras, Université de Dalhousie et Conseil national de recherches du Canada. Projet : Améliorer les sources de lumière quantique pour renforcer la position de chef de file du Canada en matière de technologie quantique.
- Mitra Mirhassani et Taufiq Rahman, Université de Windsor et Conseil national de recherches du Canada. Projet : Renforcer les systèmes autonomes au moyen de défenses en temps réel.
À propos du programme national Killam
Le programme national Killam est financé par des fonds privés grâce à la généreuse contribution de Dorothy J. Killam, qui souhaitait bâtir l’avenir du Canada en encourageant les études supérieures. Il comprend le Prix Killam, la bourse Dorothy Killam et la nouvelle bourse Paul Corkum de Killam et du CNRC. En 2022, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) a pris en charge l’administration et la mise en œuvre du programme national Killam, succédant ainsi au Conseil des arts du Canada, qui assumait cette responsabilité depuis plus de 50 ans. Grâce aux contributions des Fiducies Killam, de la Commission consultative du programme national Killam et de centaines d’intervenants, le programme national Killam honore la vision définie par Dorothy Killam en adoptant une approche actualisée et inclusive aux fins de la mise en œuvre du programme. Le lancement de la nouvelle bourse Paul Corkum de Killam et du CNRC en avril 2024 a marqué un moment fort de l’histoire de l’héritage des Killam et contribué à renforcer la collaboration entre le CNRC et les Fiducies Killam.
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